L’environnement de bébé quand il grandit

En grandissant

Comment expliquer l’APLV à son enfant quand il grandit ?  A ses frères et sœurs ? Comment faciliter la prise en charge à la crèche ? 

Vivre l’APLV de votre enfant à la maison

Vivre l’APLV de votre enfant à la maison

Expliquer l’APLV à son enfant

Vers l’âge de 2 ans, votre bébé peut vivre plus difficilement son allergie s’il se sent " différent" des autres enfants. D’autant plus que c’est pour lui le début de la vie en communauté avec l’entrée à l’école maternelle ou la crèche

"Mon fils a 2 ans et il a bien compris que certains aliments ne sont pas bons pour lui. Depuis ses 18 mois il a mis tout seul le mot "caca" sur la nourriture interdite. Et maintenant lorsqu'on lui dit qu'il ne peut pas manger "ça" il dit "ça pique.... boutons..." et n'insiste pas."
Anna

Il peut être difficile de dire à votre enfant de ne pas manger ce que ses frères, sœurs et ses amis consomment avec plaisir, comme les gâteaux d’anniversaire ou les yaourts aux fruits. Il faut lui expliquer que ces produits le rendraient malades mais que ce n’est pas définitif : quand il sera plus grand il pourra en manger comme le reste de sa famille.

Faites-lui découvrir des variantes de ces aliments adaptées à son allergie, comme des gâteaux préparés ensemble : ils lui paraîtront forcément meilleurs s’il a participé !

 

Votre bébé APLV et ses frères et sœurs

Si votre enfant APLV a des frères et/ou des sœurs qui n’ont pas d’allergie, ces derniers peuvent être jaloux des soins que vous portez à leur frère ou à leur sœur allergique. Certaines attitudes peuvent vous aider à les rapprocher :

  • Expliquez à vos enfants non allergiques pourquoi il est nécessaire de prendre en charge l'allergie de leur frère ou de leur sœur
  • Faites participer tous les enfants à la cuisine ou aux courses, et faites en sorte que toute la famille mange ensemble : essayez au maximum de réunir toute la famille lors des activités et de responsabiliser les plus grands

Prenez également du temps avec vos autres enfants

"J’ai deux enfants. L'aînée n’a pas d’allergie et le deuxième est APLV. L'aînée protège son petit frère et à 4 ans elle reconnaît le mot « lait » sur les étiquettes."
Coralie, maman de 2 enfants dont un APLV

 

Les repas en famille, comment les gérer ?

Lorsque votre bébé commence à manger des aliments solides, il va pouvoir partager les repas de la famille. Il peut vous paraître compliqué de concilier les besoins de tout ce petit monde dans un seul repas, mais ne paniquez, pas voici quelques conseils pour vous simplifier la tâche :

  • Ne prévoyez pas un menu différent pour chacun ! Vous passerez tout votre temps en cuisine et profiterez moins du plaisir de manger en famille. Essayez plutôt de préparer des repas sans protéines de lait de vache dont toute la famille pourra se régaler ! D’ailleurs un grand nombre de plats très appréciés des petits comme des grands sont souvent naturellement sans lait, par exemple les spaghettis bolognaise ou les grillades (vérifiez par précaution les étiquettes de tous les aliments et de toutes les boissons). Et si une recette nécessite du lait de vache, rien ne vous empêche de le remplacer par la formule prescrite à votre enfant.
  • Si vous préparez une version d'un plat sans protéines de lait de vache pour votre enfant, réduisez le risque de contamination en nettoyant avec soin les couverts et la vaisselle, en utilisant des planches à hacher séparées, tout en vous lavant convenablement les mains. De plus, évitez le partage de verres, d’assiettes et de couverts entre vos enfants.  
  • Laissez les repas se dérouler au rythme de votre bébé – ne précipitez pas un repas et laissez votre enfant décider quand il a assez mangé.
  • Faites participer votre petit allergique au repas de famille le plus souvent possible, et faites contribuer les enfants plus âgés aux courses et à la préparation des plats.

 

Être attentif au sommeil de votre bébé APLV et au vôtre

Comme tous les bébés, votre enfant peut avoir des difficultés à dormir de temps en temps. S’il reste éveillé au cours de la nuit, essayez de déterminer si c'est à cause de siestes trop importantes au cours de la journée, d'une angoisse de séparation, de quelque chose qui le contrarie (la perte de sa tétine par exemple).

Voici quelques suggestions pour favoriser l’endormissement de votre enfant :

  • Essayez de donner à votre bébé un petit supplément de nourriture juste avant de le coucher afin de s'assurer qu'il n’ait pas faim au moment du couché
  • Essayez de modifier la position de votre bébé pendant son sommeil pour voir si cela améliore son sommeil
  • Ne laissez pas votre bébé avoir trop chaud, et gardez la température de la pièce à environ 18°C en laissant sa tête découverte – utiliser des draps ou des couvertures légères qui seront placés au plus haut au niveau des épaules

Si surveiller le sommeil de votre bébé est important, il convient de ne pas en oublier le vôtre ! Cela n'est jamais facile de dormir suffisamment avec un bébé, d’autant plus s’il est irritable ou souffre de coliques d'origine allergique. Aussi, prenez garde à votre sommeil pour qu’il soit autant que possible de bonne qualité. Par exemple, essayez de vous allonger et vous reposer pendant que bébé est endormi.

Mais surtout, n'hésitez jamais à demander de l'aide à quelqu'un (des amis, de la famille, une nounou, etc.), afin que vous puissiez vous accorder une pause bien méritée. Il existe même dans certaines villes des nounous de nuit, qui s’occupe de votre enfant pendant que vous vous accordez une véritable nuit de sommeil. Vous ne devez jamais vous sentir coupable d’avoir recours à une aide extérieur, car il est important pour votre santé et celle de votre enfant que vous soyez dans la meilleure forme possible.

"La nounou de notre fille n'est pas du tout stressée ! Du coup ça nous rassure, on lui fait confiance et on sait qu'elle saura réagir vite si besoin. Ça nous aide beaucoup dans notre quotidien."
Marie-Hélène, maman d'une petite fille APLV

A l'extérieur

Les sorties

Les activités familiales peuvent paraître plus compliquées avec un enfant allergique, par exemple lors d’un déjeuner au restaurant ou à l'extérieur (notamment avec un régime d'exclusion). Cela ne doit pas vous empêcher de passer de bons moments en famille à l’extérieur de votre maison. Vous pouvez par exemple lui préparer son repas à emporter, ou simplement appeler le restaurant avant pour vous assurer qu’il propose des plats adaptés à l’allergie de votre enfant.

Pour ce qui est des sorties, le point crucial pour vous est surement le goûter à emmener avec vous. Il est tout à fait possible de préparer à l'avance des en-cas adaptés et de faire une promenade amusante et sans stress - et avec un délicieux goûter !

Voici quelques idées pour préparer des en-cas sans protéines de lait de vache, à adapter selon l’âge de votre enfant et les conseils de son médecin :

  • Des fruits tranchés à croquer ou des fruits pratiques à manger en sortie (raisin, clémentines)
  • Des pop-corn ou des galettes de riz soufflé
  • Des barres de céréales (avec ou sans gluten)
  • Des rochers à la noix de coco
  • Des petits sandwichs sans protéines de lait de vache salés (jambon/mayonnaise, rillettes de thon) ou même sucrés (au beurre de cacahuète ou au miel)
  • Petit carré gourmand (petit beurre sans PLV)
  • Pain d’épices d’Hansel & Gretel

 

La vie en communauté

Quand votre enfant allergique entre en collectivité, il est important d'en parler avec l'équipe d'enseignement. Il sera mis en place un PAI (Projet d'Accueil Individualisé), qui permet de prendre en charge les maladies chroniques en collectivité.

De même, il est important d’expliquer l'allergie de votre enfant aux parents des camarades et amis, voire d’apporter son goûter lors des anniversaires de ses copains et à l’école.